Au moment de la séance (en 2021), Philippine est une femme dans la quarantaine. Elle n’est pas particulièrement religieuse, mais très ouverte sur la spiritualité.
Par cette séance de QHHT, elle cherche à vérifier des informations antérieures concernant des vies passées, et comprendre la raison de sa relation et de son sentiment de lien avec son partenaire de vie actuel.
Elle cherche aussi à comprendre son affinité avec la pratique plutôt « spontanée » de soins esséniens dans les approches thérapeutiques alternatives dont elle est familière.
Enfin, elle évoque très concrètement des problèmes de raideur et d’inconfort récurrents au niveau des vertèbres cervicales.
Je précise que Philippine (dont le prénom a été modifié) a accepté bien volontiers de partager sa séance, pensant que cela pourrait être utile et bénéfique à d’autres personnes.
De fait, cette séance nous réserve bien des surprises…et je vous invite, avant toute critique, à découvrir avec un esprit ouvert ce qui a ici émergé et qui, n’étant pas destiné à la publication, ne visait assurément pas à attirer l’attention…
Il me faut aussi rappeler que ce sont encore, au moment de cette séance-là, mes débuts en QHHT. A bien des égards, la séance pourrait être sujette à remarques, et il est un certain nombre de questions que j’aurais peut-être posées aujourd’hui, ou non, ou différemment, ayant naturellement affiné depuis ma pratique. Il me semble toutefois qu’au-delà de mes propres limitations, le contenu de cette séance était -vous pourrez en juger vous-même- suffisamment intéressant pour être proposé au public, et lui permettre de se faire une idée plus concrète de ce qui peut se présenter en séance de QHHT, étant dit tout de suite que chacune prend un tour différend, en fonction des questions que se pose l’explorateur. Vous n’y trouveriez pas toujours -et de loin- les mêmes personnages…
Nous la retrouvons ici juste après l’induction. Elle me décrit son environnement :
– Je suis dans une forêt toute pourrie…
– Dans une forêt toute pourrie ? Que vois-tu dans cette forêt toute pourrie ?
– Des arbres
– Des arbres
– Tout noirs
– Noirs
– Du froid
– Du froid
Vous verrez que dans cette séance, je répète beaucoup ce que me dit Philippine. J’ai affiné ma pratique depuis (c’est là encore une de mes premières séances), mais il me semblait alors que cette répétition l’aidait à bien entrer dans l’expérience, à la laisser se déployer plus facilement.
– De l’humidité. C’est sombre…
– Sombre… Parce que c’est la nuit ? Parce que… il y a des arbres très épais ?
– Je sais pas …
– Humhum…Te sens-tu dans un corps ?
– Oui.
– Peux-tu voir tes pieds ?
– … Oui…
– Comment sont-ils ?
– Ils sont nus…
-Ils sont nus ? Humhum. Est-ce que ton corps se sent féminin, masculin ?
– … Féminin.
– Et ces pieds sont-ils foncés ? Pâles ?
– Pâles
– Pâles…Peux-tu voir ce que tu portes, comme vêtements ?
– Des guenilles…
– Des guenilles, humhum. Peux-tu me décrire ces guenilles ? C’est du tissu ? Rugueux ?
– Du tissu…
– Humhum. Est-ce que tu portes quelque chose sur toi, comme…
– Des lambeaux…
– Des lambeaux ? Humhum. Est-ce que tu peux voir tes cheveux ?
– Hum. Ils sont longs.
– Ils sont longs ?
– Noirs…
-Noirs…
– Tout emmêlés.
– Emmêlés… Est-ce que…tu te sens jeune ? Plus âgée ?
– Jeune… trente ou quarante ans.
– Une quarantaine d’années… Est-ce que tu te sens en bonne santé ? En mauvaise santé ? (Incertaine) Hum… Est-ce que tu portes quelque chose comme… un objet… dans tes mains, sur ton dos, avec toi ?
– Je n’ai rien…
– Tu n’as rien ? Et tu marches… dans cette forêt ? Que perçois-tu autour de toi ? (Indistinct). Vois-tu un chemin ?
– Pas vraiment… Es-tu seule dans cet endroit ? Y a-t-il d’autres présences ? D’autres personnes peut-être ?
– Non. Hum… Il n’y a pas d’animaux ? D’accord. Et que fais-tu dans cet endroit ?
– On dirait que la forêt a été brûlée…
– Que la forêt a été brûlée ? …comme dévastée par quelque chose ? (Sanglots retenus…) Est-ce que c’est un incendie, un orage ?
– Je ne sais pas…
– Mais il s’est passé quelque chose dans cette forêt ? Dans ce coin de forêt ? (Sanglots) Est-ce que c’est… ?
– (Eclatant en sanglots, semblant découvrir la scène, l’adrénaline monte et je le ressens depuis là où je suis assis) Il y a des morts partout !
– Il y a des morts partout… (Suggestions protectrices pour contrôler les émotions- la respiration se calme et les sanglots s’apaisent)… Il y a des morts partout… Il s’est passé quelque chose… Nous cherchons juste l’information (Suggestions apaisantes). Que vois-tu autour de toi ? Que semble-t-il s’être passé ?
– Je sais pas… Je crois que…une sorte de guerre…
– Une sorte de guerre… Et il n’y a plus personne autour de toi ?
– (Sanglot – se rassemblant) Je suis toute seule…
– Toute seule… Une femme, encore jeune, mais toute seule… Vois-tu… des habitations quelque part ?
– Je marche…
– Tu marches ? Vers où marches-tu ?
– La lumière…
– La lumière ?
– C’est tout noir…
– C’est tout noir ? Peux-tu me décrire cette…vois-tu de la lumière ?
– Non
– Non… C’est tout noir tout autour et tu cherches… Tu cherches quelque chose ou un endroit où aller ?
– Oui (-Humhum) … Je suis désœuvrée.
– Tu es désœuvrée et tu ne sais pas trop quoi faire ? Car il s’est passé quelque chose…
Ici, je suggère à Philippine de quitter cette scène, et de revenir dans le temps avant ce qui s’est passé, pour comprendre ce qui est arrivé. Suggestions protectrices et apaisantes aussi.
– Voilà, nous y sommes. Qu’est-ce qui se passe ? Que perçois-tu ?
– Un village…des petites rues…
– Un village ? Humhum… Un grand village ?
– Tout petit…
– Un petit village, avec quelques maisons ? (-Hum) Est-ce qu’il y a… des étages à ces maisons ? (-Non) Non ?
– C’est des petites maisons
– Des petites maisons ? Dans la campagne ?
– Oui, dans la… Il y a de la forêt autour, il y a des arbres.
– Un village dans la forêt ? Est-ce que tu habites dans ce village ?
– Je sais pas… (Indistinct) une attache…
– Une attache ? Est-ce que… tu as une maison ?
-… Oui.
– Est-ce qu’elle est loin d’ici ?
– Elle est un peu plus loin…
– Un peu plus loin, un peu en retrait, un peu à l’écart. Peux-tu m’emmener voir cette maison ? (-Oui) …Nous sommes face à la maison. Peux-tu me la décrire ?
– Elle est en terre…
– En terre…
– Un peu foncée…
– Un peu foncée… Et comment est son toit ?
– En paille…
– En paille ? Est-ce qu’il y a… quelqu’un dans cette maison ?
– J’habite seule.
– Tu habites seule…Humhum…Est-ce que… nous pouvons voir l’intérieur de cette maison ?
– … C’est tout…c’est tout plein d’bazar.
– D’accord, quel genre de bazar ?
– Des plantes…
– Des plantes ? Dans la maison ?
– Rien n’est rangé…
– Rien n’est rangé ?
– Tout reste comme ça à chaque fois…
– A chaque fois que quoi ?
– A chaque fois que je suis rentrée le soir
– Humhum… Comment occupes-tu tes journées ?
– Je vais dehors dans la forêt… Je vis en contact avec la nature.
– En contact avec la nature. Peux-tu me décrire… ?
– Je cueille des feuilles…
– Tu cueilles des feuilles ? Et tu sais quelles feuilles cueillir ?
– Je cueille tout et n’importe quoi…
– Tout et n’importe quoi ? Est-ce que tu sais ce qu’il faut cueillir ?
– Juste, j’essaye de tout cueillir.
– Tu essayes, tu expérimentes… (-Oui). Oui ? Est-ce que tu vois des animaux ?
– Oui, des petits animaux…
– Des petits animaux ? Et tu es plus intéressée par les plantes ? (-Oui) Et que fais-tu avec ces plantes que tu cueilles et avec lesquelles tu expérimentes ?
– Ben, je fais des décoctions…
– Oui, des décoctions…
-… et je les bois.
– Et tu les bois, d’accord ? Tu les bois… Et que cherches-tu à faire, avec ces décoctions que tu bois ? … Est-ce que tu les proposes à d’autres personnes ?
– C’est pour soigner les gens.
– C’est pour soigner les gens…mais tu les essaies sur toi d’abord ? (- Oui) Ah…Tu expérimentes (- C’est ça)…et tu cherches à soigner les gens, humhum… Et comment te sens-tu physiquement ?
– Pas très bien…
– Pas très bien, humhum… D’accord. Est-ce que tu te sens bien au quotidien ? Comment te sens-tu ? Est-ce que tu es plutôt joyeuse ? Est-ce que tu es plutôt…réservée ? Comment te sens-tu ?
– Je me sens…à part.
– À part ? À part…des gens ? (-Hum) …Pourquoi, les gens ne te comprennent pas ?
– Les gens ont peur de moi.
– Les gens ont peur de toi ? De quoi ont-ils peur ? Est-ce qu’ils te le disent ?
– Parce que je suis bizarre.
– Parce que tu es bizarre…et c’est pour ça que tu vis à l’écart ? (-Oui) Oui…Mais tu n’es pas… mariée ? (-Non) Non…Tu n’as pas…d’enfants?
– Non… (simple et inspirée) J’ai les arbres…
– Tu as les arbres ? Humhum, le royaume de la nature… Et… peux-tu me décrire les gens du village ? … Que portent-ils, comme (indistinct) ?
– Ils sont habillés avec…des habits en tissu…en coton… Les gens ne sont pas très propres…
– Pas très propres… Ils travaillent la terre ? (- Oui) … Est-ce qu’ils ont des chaussures ? (- Non) Des sabots ? (-Non) Ils ont les pieds nus ? (-Oui) Ah ? Est-ce qu’ils sont plutôt pâles ? Est-ce qu’ils sont plutôt bronzés ? Comment sont-ils physiquement ? Ils sont sales (lasse et peu admirative), ils ne prennent pas très soin d’eux.
– Ah, ils sont un peu sales. Ils ne se lavent pas. Toi tu préfères la propreté.(-Hum) C’est juste comme ça à ce moment-là, dans cet endroit ?
– Hum, je suis comme eux… Tout le monde fait ça (indistinct).
– Et physiquement, comme quoi ressemblent-ils ? Est-ce qu’ils ont des cheveux sombres ?
– Ils ont tous des cheveux longs…pas très coiffés. Des cheveux longs, très longs ? Aux épaules ?
– Aux fesses.
– Aux fesses, des cheveux très longs. Les hommes comme les femmes (-Oui). Oui. D’accord. Est-ce qu’ils ont les cheveux raides ?
– Ils sont emmêlés.
– Ils sont emmêlés… mais ils ne sont pas bouclés ? (- Non) Non ? D’accord. Est-ce qu’ils portent des chapeaux ?
– Non… (-Non…) … parce qu’on vit à l’ombre des arbres.
– À l’ombre des arbres, oui. Est-ce qu’ils portent des bijoux ? Des bracelets ?
– Non, rien du tout.
– Et est-ce qu’ils ont des objets avec eux ?
– …Ils ont pas grand-chose.
– Pas grand-chose. Des bouts de bois…
– Hum. Des bouts de bois ? Des outils ? Des affaires en bois. Des affaires en bois. D’accord. Très bien. … Peut-être que c’est bientôt le moment où tu déjeunes ? … Nous sommes maintenant au moment où tu déjeunes. Que manges-tu ?
– Je mange des feuilles.
– Des feuilles. Tu te nourris de feuilles ?
– (Indistinct). Je suis à la rivière. (- À la rivière ?) Et je bois l’eau de la rivière.
– Tu bois l’eau de la rivière ?
– Je mange pas grand chose.
– Un peu ce qui arrive, ce que tu trouves. (- Oui). Ouais, est-ce que tout le monde mange comme ça ?
– Je pense pas.
– Est-ce que les gens mangent des animaux ? Est-ce qu’ils chassent ?
– Oui, c’est des petits lapins.
– Des petits lapins, des petites bêtes, des petits animaux. Et donc toi tu te nourris de plantes. Et tu bois de l’eau de la rivière. D’accord, très bien. Et cette forêt a-t-elle l’air exotique ? Est-ce qu’il y a de grands arbres ? Quel genre d’arbres y a-t-il ?
– Je sais pas. Des arbres. Les feuilles sont très très hautes. (- Très hautes). Faut grimper. (- Faut grimper). C’est des grands arbres.
– Grands arbres… Est-ce qu’il y a des (indistinct) ? D’autres plantes ?
– Oui, y a d’autres plantes. (-Ah oui). Des buissons.(-Des buissons ?) Oui, des buissons. Je mange dans les buissons…des petites baies.
– Des petites baies… Très bien. ( Ici, pour continuer d’aider Philippine à explorer cette vie, je lui suggère d’avancer à un jour important…) Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
– … Je vois des gens qui viennent en courant.
– Des gens qui viennent en courant, hum ?
– … Ils ont tué tous les gens du village.
– (Apaisant) Ah, ils ont tué tous les gens du village ? Comment sont habillés ces gens qui arrivent en courant ?
– Ils sont habillés en noir.
– En noir ? Les tissus ? Est-ce qu’ils ont des casques ? Non…
– Ils sont (indistinct) à cheval.
– À cheval, hum?
– Ils ont tué tous les gens avec des sortes d’arcs. (- Des sortes d’arcs ?). Ils les ont tués un par un.
– Un par un, dans ce petit village ?
– Oui. Ils ont traîné les gens derrière les chevaux.
– Humhum ? Que viennent-ils chercher ? Pourquoi ? Que viennent-ils chercher dans ce village, dans la forêt ?
– C’est des barbares.
– Des barbares, oui. Est-ce qu’ils portent du maquillage ? Comment sont leurs cheveux ?
– Ils sont…tirés en arrière. (-Tirés en arrière ?) Ils crient. (Ils crient ?) Ils crient.
– Ils crient… pour impressionner ?
– Pour faire peur aux gens. (-Faire peur aux gens) Les gens se sauvent.
– Hum. Ils n’ont pas tellement le choix. Et toi, où est-tu, dans cette scène ?
– J’entends les cris. Oui, tu entends les cris ? Tu es cachée ?
– Je suis plus loin.
– Oui, à l’écart.
– Ils m’ont pas vue.
– Non. Tu sais, tu vois ce qui se passe. Mais eux ne t’ont pas vue.
– Non. Je suis toute seule.
– Toute seule. Et oui. Et tu vois ce qui se passe, d’accord.
– Je vois le résultat. (-Et tu vois le résultat.). Je n’aime pas cette vie (-Tu n’aimes pas cette vie).
– Nous savons ce qui s’est passé….
Ici, je donne des suggestions à Philippine pour s’éloigner de cette scène et aller plus loin, plus tard dans cette expérience de vie que nous observons, et il se passe là ce qu’il se passe parfois en séance, comme nous allons le voir : un saut dans une autre vie, de toute évidence une autre expérience. Le Subconscient, qui est toujours aux commandes en arrière-plan, semble avoir décidé que ce qui devait être compris dans cette première exploration avait été suffisamment montré, et qu’il était maintenant opportun de passer à autre chose. Le praticien ne dirige pas, en QHHT ; il accompagne.
– Nous sommes maintenant arrivés à un autre jour important. Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
– Du sable. (-Du sable ?) C’est un désert.
– Comme un désert… Est-ce que tu vois… des rochers ? Du relief ?
Cette séance est parmi mes premières, et je n’ai pas alors encore beaucoup d’expérience de ce genre de chose ; bien sûr je suis un peu surpris, mais je comprends vite qu’il a dû se passer quelque chose, et que l’environnement décrit n’a que peu avoir avec ce qui précédait… Vous voyez ici que le Subconscient informe l’exploratrice et forme le praticien en même temps…
– Un peu ?
– … C’est plat.
-… Est-ce qu’il y a des arbres ?
– Il n’y a rien.
– Il n’y a rien. C’est plutôt plat. Et la vue est dégagée ?
– Oui (puis, dans un souffle) ‘fait très chaud.
– Très chaud.
– Est-ce qu’il fait souvent très chaud, dans ce pays ? (-Toujours). Toujours très chaud, humhum. Ce n’est pas juste la saison ? Très bien. Et… comment est ton corps ? Comment te sens-tu ? Quel âge as-tu, à peu près ? Est-ce que tu te sens plus âgée ?
– J’ai vingt ans.
– Un peu plus jeune. Tu es jeune encore, tu es une jeune femme… (Le personnage semble avoir bel et bien changé, je tâche de poser des questions pour en savoir plus sur cette « nouvelle » jeune femme qui se trouve ainsi dans cet endroit chaud et désertique.) Est-ce que tu… Comment sont tes vêtements ?
– C’est un drap.
– Un drap, très simple, en tissu… Est-ce que tu as des chaussures ? (-Hum) D’accord. Est-ce que tu es seule dans cet endroit ?
– Il y a beaucoup de gens.
– Il y a beaucoup de gens. Peux-tu me décrire ce qui se passe autour de toi ?
– Nous marchons…
– Vous êtes ensemble et vous marchez ensemble dans une direction ? (- Oui). Vers où marchez-vous ?
– Je ne sais pas.
– Vous ne savez pas… Vous quittez un endroit ? (-Oui). Pour vous mettre à l’abri ?
– Non, nous marchons…
– Pour explorer ? Pour vous installer quelque part ?
– Non, pour partager ensemble.
– Pour partager ensemble… Aohh… Que partagez-vous ensemble ?
– Des choses qu’on ne peut pas toucher.
-… Des choses… spirituelles ? (- Oui). Humhumm… Des choses qui touchent…aux réalités spirituelles ? (-Oui.) Humm…Peut-être des choses que tout le monde ne sait pas.
– Oui. Nous ne mangeons rien.
– Vous ne mangez rien ? (-Non). Vous vivez de lumière ? (-Oui). Humm…C’est intéressant. Et… Vous vivez en communauté ?
– Oui… Nous sommes vingt ou trente… (-Vingt ou trente ?) Peut-être plus suivant les périodes.
– … Est-ce qu’il y a… des hommes et des femmes ? (-Oui). Est-ce qu’il y a des enfants ? (-Non, pas trop d’enfants). Pas trop d’enfants, humhum. Est-ce qu’il y a… un chef ? ( … -Oui (indistinct)). Est-ce que tu peux le voir ? (-Il marche avec une canne). Il marche avec une canne ? (-Oui). C’est un homme ? (-Oui). Est-ce que tu peux me décrire cet homme ?
-… Je le vois de dos, et il a les cheveux longs…et de le suivre, nous nous sentons en… sécurité.
– … En sécurité, oui ?
– On n’a peur de rien.
– Vous n’avez peur de rien parce qu’il est très sécurisant ? (-Oui) … Et c’est lui qui vous apprend des choses ?
– Oui, nous cheminons.
– Vous cheminez?
– Oui, nous traversons des paysages. (-Oui ?). Nous ne sommes jamais fatigués.
– Il fait toujours très beau et très chaud ? (-Toujours beau et chaud) Toujours beau et chaud. … Est-ce que vous croisez d’autres gens, d’autres peuples ?
– Nous croisons quelques animaux, des fois (-Quelques animaux ?)…Les routes sont très longues.
– Très longues…Et il y a des routes ?
– Des chemins plutôt.
– Des chemins de terre ? De sable ?
– De sable. Nous marchons longtemps avant de… avant de vouloir nous arrêter.
– Et … comment occupez-vous vos journées ? … Quand vous ne marchez pas, quand vous ne cheminez pas ?
– Nous nous arrêtons et… nous nous mettons en cercle. (-Oui ?) On parle.
-De quoi parlez-vous, par exemple ?
– … De comment sauver les Hommes…
– Comment sauver les Hommes…Parce que vous avez un enseignement qui vous permet d’aider les hommes ? (-… Oui). Comment…pouvez-vous…aider…les Hommes ?
– Nous cherchons… à raisonner les Hommes.
– Raisonner les Hommes… Car le monde est un peu fou ?
– Oui. Ils ne suivent pas leur chemin.
– Ils ne suivent pas leur chemin… Et vous apprenez… à apprendre aux Hommes à trouver leur chemin ? (-Oui). … Comment leur apprenez-vous… aux Hommes… à retrouver leur chemin ?
-Nous leur donnons des conseils. (-Humhum, des conseils)…de simplicité.
– Simplicité… Est-ce qu’ils savent écouter ? (-Non). Hein, c’est un peu difficile.
– Ils veulent tout savoir.
– Savoir… (-Savoir, oui)…ajouter du savoir pour dominer ? Aahh… Mais vous savez comment rester sage, et employer ce savoir à bon escient ? (-Oui). Vous êtes comme des gardiens d’un savoir ? (-Un peu).
– Nous (indistinct) être, et pas avoir.
– Être. Être et pas avoir. Car c’est ce que nous sommes fondamentalement (-Oui). … Très bien. … Et lorsque vous… vous rassemblez pour manger, que mangez-vous ?
– Nous buvons peu d’eau.
– Vous buvez de l’eau ?
– Peut-être…l’équivalent de…une écuelle ? Pour tout le monde. Chacun boit…une gorgée.
– Vous faites passer, circuler (-Oui)…la coupe ? (-Hum) Oui ? Et où prenez-vous cette eau ?
-… Il nous la donne.
– Lui… vous la donne ? Est-ce qu’il la consacre… d’abord ? (- Oui). Ah, il la consacre. Humhum ?
– Il appelle la lumière.
– Il l’appelle la lumière ? Est-ce que vous sentez la lumière…circuler ? (-Oui, une lumière…) Comment pourrais-tu décrire cette lumière que vous sentez chaque jour ? Qui vous nourrit ? … Il nous apprend…à réceptionner la lumière. (-Réceptionner la lumière) A vivre avec la lumière (-Vivre avec la lumière). … Est-ce que c’est quelque chose que tous les Hommes pourraient faire s’ils apprenaient ?
– Oui. …
– Oui, et ce savoir se transmet de façon orale ? (- … Oui). Il n’est pas écrit ? (-Non). Il est venu pour nous le dire…
– Il est venu… Est-ce qu’il est âgé ? Est-ce qu’il est jeune ?
– (…) Trente ans….
– Une trentaine d’années ? Comment peux-tu le décrire ?
– Il est doux (-Doux), calme (-Calme)… Il n’a pas peur.
-Il n’a pas peur… Est-ce que tu vois ses yeux ? (-Oui) Comment sont ses yeux ?
– Transperçants…
– Transperçants, pénétrants…Humhum…
– Et passionnés (indistinct) aussi…
-… Humhum ? En communiquant la lumière ? … Ce n’est pas un homme comme les autres alors ? (-Non) … Pas tout à fait… Qu’a-t-il de spécial ?
– … Il peut soigner avec son souffle…(-Avec son souffle)… Avec ses yeux, avec ses mains… (-Ses mains)… Avec juste sa présence (-Par sa présence). Personne n’est jamais malade.
– Jamais… Avec sa proximité… Personne n’a faim, personne n’a soif ? (Hum.) Et il vous montre le chemin ? (-Oui) Et est-ce qu’il arrive… à passer ce savoir ? (-Hum) … Et vous, vous… vous essayez d’aider les Hommes ? …
– Il veut (…) et que nous disions (Passage chuchoté, indistinct)…que nous cheminions chacun avec cela…
– Cheminer chacun avec cette lumière, et porter cet enseignement vers les Hommes ?
– Oui. C’est urgent.
– Pourquoi c’est urgent ? Que se passe-t-il ?
– Parce qu’il y a … l’incompréhension. (Indistinct)
– Un mauvais chemin… Le chemin de l’avoir ? (- Oui) De la cupidité ? (- Oui) … De la domination ?
– Aussi…. (- Hum, d’accord) Une voie sans issue.
– C’est une impasse (-Oui). Et que devraient faire les hommes ?
– Écouter.
-Écouter… Écouter quoi ?
– Ses enseignements.
– Ses enseignements. Est-ce que les hommes peuvent s’ouvrir à cette lumière ? (-Oui)…ou est-ce qu’ils ont besoin d’être… à côté de lui ?
– C’est plus facile avec lui.
– C’est plus facile. Il ouvre les portes ?
– Il apaise.
– Il apaise. Et les hommes ont besoin d’être apaisés ? (-Oui) Très bien.
Ici, je suggère à Philippine d’avancer dans le temps vers une journée importante de cette vie qu’elle explore…
– Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
– Une ville.
– Une ville ? Oui.
– Tout le monde crie.
-Hum, beaucoup d’animation. Est-ce que les gens crient toujours comme ça ? (-Non) Non. Il se passe quelque chose ? Oui… Que se passe-t-il ? Comment sont les maisons ? …Elles sont… comme en sable.
– Comme en sable. Elles ne sont pas en pierre ? (-Non) … Non … Il y a des maisons, de grandes maisons ?
– Oui, c’est très grand…par rapport au désert.
– C’est très grand. Est-ce qu’il y a des murailles ? (-Hmm) Non [ici, je ne comprends peut-être pas bien, mais je cherche toujours à avancer dans l’expérience, toujours au contact avec ce que me décrit Philippine]…Juste une ville (-Une ville) Beaucoup de grandes maisons. (-Hmm) Et les gens ? Comment sont habillés les gens ? À quoi ressemblent-ils ?
– Ils sont habillés comme nous.
– Comment êtes-vous habillés ?
– Avec un drapé.
– Un drapé. Humhum… Du tissu. Du tissu clair ? (- Oui). Il n’est pas teint ? (-Bleu) Bleu. Il est teint en bleu. D’accord.
Peut-être s’agit-il du fameux bleu « tekhelet » ?
– Est-ce que les gens sont plutôt grands ? Plutôt petits ?
-Ils sont fins.
– Ils sont fins ? (-Oui) …Et alors, dans cette ville, ce pays où il fait chaud, il y a aujourd’hui beaucoup d’animation. Et les gens crient. Que se passe-t-il ? Pourquoi crient-ils ?
Vous pouvez ici percevoir que la temporalité de l’expérience, dans cet état de conscience, lors de la séance, est particulière… Les événements peuvent s’enchaîner comme si le temps était condensé…
– Ils l’emmènent.
– Ils l’emmènent ? Qui emmènent-ils ?
– Jésus.
– Jésus ? Ils l’emmènent ? Que veulent-ils faire avec Jésus ? (-Ils veulent le tuer). Le tuer ? … Est-ce qu’ils l’ont… arrêté ? (-Oui). Comment l’ont-ils arrêté ?
– Ils l’ont attrapé.
– Ils l’ont attrapé. Mais… ils ne faisait…aucun mal. Que lui reprochent-ils ?
– … La lumière. Ils lui reprochent la lumière ? (-Oui). De communiquer la lumière aux Hommes ?
– Oui. Il ne pouvait rien faire.
– Il ne pouvait rien faire ? (-Non). D’accord. (Suggestions apaisantes, pour laisser couler les émotions, sans inconfort. Les sanglots de Philippine s’apaisent, respiration soulagée) …nous cherchons à voir ce qui se passe, à comprendre, en observateurs. Ils l’arrêtent… parce qu’ils lui reprochent de communiquer la lumière aux Hommes ? Et ils l’emmènent… Et vous pourriez essayer, mais vous ne pourriez rien faire. Où l’emmènent-ils ?
– Sur la montagne.
– Sur la montagne ? Peux-tu me décrire cette montagne ?
– C’est un caillou.
– C’est une sorte de caillou ? Hum…
– Il fait encore plus chaud.
– Il fait très chaud ? (-Oui). Il n’y a pas d’arbres ?
– Non… (Simple et factuelle, attristée et ouverte) Il y a Marie…
– Il y a Marie… Qui d’autre ?
– Ben, y a beaucoup de gens…
– Beaucoup de gens ? Et Marie est là ?
– Les gens pleurent tous.
– Les gens ne comprennent pas ? (-Non) Ceux qui le connaissent ne comprennent pas ? (…Non). Mais ils ne peuvent rien faire ?
– Non… Nous sommes tous (indistinct).
– Ah… Il y a une vigilance, une surveillance ? (- Oui). Et ils essayent de trouver les proches ? (- Nous ne devons pas bouger) C’est une consigne ? (-Oui). Qui donne les consignes ? (-Des gars). – mots indistincts- Oui ? Qui sont ces gens ? Comment sont-ils habillés ?
– Ils ont des piques.
– Ils ont des piques ? Est-ce qu’ils ont… des cuirasses ? Oui ils ont… des sortes de casques.
– D’accord, des sortes de casques ? (-Oui) Des sortes de casques, en métal ?(-Oui). Est-ce qu’ils ont des tuniques ? (-Hnn) Non ?
– Ils ont…des habits qui les protègent. (- Oui). … Ils sont très méchants. (- Ils sont très méchants). Ils n’ont pas de cœur.
– Ils n’ont pas de cœur. Et ce sont des soldats ?
– Ouais, des sortes de soldats. (-Des sortes de soldats ?) Ils sont alignés.
-Ils sont alignés ? (-Oui) Ah… Ils suivent les ordres ? (- Oui) Ils ne cherchent pas à comprendre ? (- Non) Mais…
– Ils sont sans cœur.
– Ils sont sans cœur, ils ont oublié leur cœur, oui… Et… ce sont des soldats du pays ? (- … Je ne sais pas) Hum…Mais ils suivent les ordres… (- Oui) et ils emmènent Jésus (-Oui). Et vous…devez… vous cacher ?
– Non, nous sommes là.
– Vous êtes tous là ? (-Oui). Qui a pu venir ? (-Tous les gens qui croient en Jésus). Et ils sont nombreux ?
– Nous sommes beaucoup. Une centaine peut-être.
– Une centaine… Tous les proches, tous ses familiers ? Il y a Marie ? (-Oui) Qui y a-t-il encore ?
– Il y a des enfants… (-Humhum…) Mais personne ne comprend. (- Personne ne comprend ?) Tout le monde est triste (…).
– Et que se passe-t-il, maintenant ?
– Jésus nous rassure.
– Il vous rassure ? (-Oui ) Oui ? Comment est-il physiquement…à ce moment ?
– Il est toujours dans la lumière.
– Vous percevez toujours cette lumière ? (-Oui) Oui ? Il est toujours avec ce regard pénétrant ? (-Oui) Oui… Vous voyez ? Il nous permet… de voir ça (…). Et malgré l’épreuve, il sait toujours vous rassurer (-Oui), vous apaiser. (-Oui) Et vous percevez cette lumière ?
– Il nous montre… la mort.
-Il vous montre la mort ? (-Oui). Comment peux-tu décrire ça ? Il vous montre ce qu’est la mort ? (-Oui). Oui… Qu’est-ce que c’est la mort ?
– C’est rien. (- C’est rien ?) C’est pas grave. (- C’est juste un changement d’état ?) Ça n’existe pas.
– Il n’y a pas de mort ? (- Non). C’est une illusion ? (- Oui). Et vous arrivez à percevoir ça ?
– Oui… (- Il vous le fais percevoir…) Tout le monde est calme et (…). Tout le monde est apaisé ? (-Oui). Parce que tout le monde a vu ?(-Oui). Tout le monde le connaît ?
– Tout le monde prie.
– Tout le monde prie… tout le monde est recueilli ? Tout le monde le soutient ? (- Oui). D’accord. Que se passe-t-il maintenant ?
– Il revient.
– Il revient ? D’où revient-il ?
– (Simple et factuelle) Du ciel.
– Il est allé au ciel ? (- Oui) Il est passé de l’autre côté ? (- Oui). Et comme il l’avait annoncé ?
– Il est transformé. (- Oui). Il vient dire que… que faut continuer (…).
– Continuer…c’est très important… Que faut-il continuer ? Comment aider les Hommes à continuer ? …
– Nous sommes des messagers…(-Humhum ?)…de lumière (- De lumière). Oui… que tout est simple.
– Tout est simple… Quel est le message qui peut être…
– La paix.
– La paix ? Transmettre la paix ? (-Oui) Être des messagers de paix. (…) … Et qui le voit encore ? (- Sa mère). Sa mère le voit ? (- Tous les gens qui l’aiment) Et toi parmi tous ces gens ?
– Oui. Il est en lumière.
– Il est en lumière, vous le voyez ? (- Oui). Comment est cette lumière ? Comment peut-on décrire avec des mots d’homme cette lumière ?
– Sa lumière entoure son corps.
– La lumière entoure son corps ?
– On le voit plus mais on voit la lumière…
– Très très lumineux. Et vous savez que c’est lui ? (- Oui) Est-ce qu’il avait dit que ça se produirait ?
– Je crois…(-Hum). Il nous avait préparés.
-Il vous avait préparés ? Et vous avez reçu son message… (-Hum.) Très bien. Et que se passe-t-il maintenant ?
– Il nous laisse. (- Il vous laisse ?) Il nous laisse exécuter ses enseignements.
– Oui ? Vous êtes dépositaires (-Oui) de cet enseignement ?
– Nous sommes…une trentaine.
– Une trentaine ? Des femmes et des hommes ? (- Oui)…Et les femmes et les hommes…à égalité ? (- Oui) Oui… Et comment vous sentez-vous ?
– Nous nous sentons vides … (-Pour le moment… vides). Et nous partons marcher…
– Vous partez marcher ? (-A nouveau) A nouveau, comme vous le faisiez ?
– Nous nous séparons tous.
– Humhum ? Où allez-vous, tous…de votre côté ?
– Nous partons tous dans des directions différentes… (- Oui ?)… pour aller… donner cette parole.
– Donner cette parole. Et où vas-tu ?
– Je vais vers l’Est.
– Tu vas vers l’Orient ? (-Oui) Vers l’Est (- Oui) Humhum. Et… tu pars seule ?
– Non (-Non) C’est nous deux.
– Nous deux ? Est-ce que…c’est un homme, une femme ?
– C’est un homme
-C’est un homme… Peux-tu le décrire ?
– Il n’est pas grand… (-Pas grand). Il est fin… (- fin…). Il est beau (-beau). Nous nous aimons et marchons (indistinct).
– Vous êtes partis ensemble…parce que vous faites votre vie ensemble ?
– Non. Nous partons…vers la parole de Jésus…
– Oui ? Est-ce que vous êtes…mariés ? (-Non) Non ? Compagnons ? (-Noui) Et vous cheminez ensemble ? (-Oui)…Pour porter cette parole…Très bien.
Ici, je suggère à Philippine d’avancer vers un autre jour de cette vie, où nous pouvons trouver des informations.
– Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
-… Nous sommes jeunes, dans une petite maison. (Humhum ?) On a pas continué (indistinct). Nous avons préféré nous aimer.
– Oui. Vous êtes installés ? (-Oui) Avec…
– …dans une maison, une petite maison.
– Dans une petite maison ? Où ça ? Comment est l’environnement ? Qu’y a-t-il autour de cette maison ?
-Très aride.
– C’est aride, il y a beaucoup de soleil… Il fait chaud ? D’accord…Est-ce que c’est ton compagnon…qui vient avec toi ? (-Oui) Humhum. Est-ce que vous construisez une famille ?
– Nous n’avons pas pu….
– Vous n’avez pas pu ? Mais vous êtes tous les deux ? (-Oui) Et vous vous connaissez bien ?
-Oui… Nous avons oublié Jésus.
– Vous avez oublié Jésus ? Que s’est-il passé ? Est-ce qu’il était trop loin ?
– On n’a pas trouvé comment.
– Oui ? Vous aviez la lumière et les Hommes ne l’ont pas reçue ?
– (Indisitinct) pas comment (- Oui) Et les gens étaient… fermés ? (-Fermés ?)…pas compris…plusieurs fois…
– Et vous avez essayé ?
– Oui. Nous sommes isolés maintenant.
– Vous êtes isolés pour vous protéger ?
– … Par dépit.
– Par dépit. Humhum. Mais vous vous souvenez de tout ce qui s’est passé ?
– Oui. (-Oui ?) Mais nous sommes fatigués…
– Et il était temps de s’arrêter un moment ?
– Oui. (-D’accord) Nous trouvons la paix.
– Vous trouvez la paix ? Humhum ?
– Nous vivons tranquillement ici.
– Oui ? Comment est votre vie ?
– Elle est très seule…
– Humhum ? … Est-ce que vous parlez de… Jésus, de temps en temps ?
– Rarement. (-Rarement) Il est en nous maintenant.
– Il est encore en vous ? (-Oui) Est-ce que vous le percevez ? (-Oui). Et… est-ce que vous vivez toujours de lumière ? (-Oui). Vous vivez toujours de lumière… Et vous prenez un peu d’eau ? (-Oui) Humhum… Est-ce que vous… Est-ce que vous célébrez de temps en temps ? … Comme des dîners ? (-Non) Non… Très bien.
Ici, pour continuer à comprendre et explorer cette vie plus avant, je suggère à Philippine d’avancer à un autre jour, où il se passe quelque chose.
– Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
-… Je vois des gens qui arrivent en courant. (-Oui) Ils me tuent.
– Ils vous tuent ? Vous deux ? (-Oui) D’accord… D’où viennent ces gens ?
– Ils viennent de l’Est.
– Ils viennent de l’Est ? Ce sont des gens de cet endroit ? (-… Non). Qui viennent de plus loin ? (-Oui…je ne sais pas) Que vient-ils chercher chez vous ? … Pourquoi viennent-ils vous voir pour vous tuer ?
– Je ne sais pas. À quoi ressemble-t-il ?
– Euh… je les vois noirs. (- Noirs…) Ils courent très vite sur nous. (- D’accord) Ils me tuent d’abord.
De toute évidence, il s’agit du dernier jour de la vie que nous observons. Je donne à Philippine des suggestions l’aidant à avoir du recul sur ce qui se passe, d’apprendre sans inconfort.
-… Hum. Il y a cette charge émotionnelle (Philippine sanglote)… Eh bien, nous savons ce qui s’est passé. Et nous pouvons laisser cette scène de côté.
Ici, je suggère à Philippine de simplement passer de l’autre côté, et de là, de pouvoir porter un regard rétrospectif sur l’ensemble de cette vie et de la mettre en perspective.
– Quand tu observes cette vie, qu’as-tu appris de cette vie ?
-… Je n’ai pas eu d’intégrité.
– Tu n’as pas eu d’intégrité ?
– … Je n’ai pas tenu ma parole…
– Tu avais donné ta parole ? (-Oui) Penses-tu être la seule ? (-Non). Hum…Et il s’est passé ce qui s’est passé ? (-Oui). Et vous avez essayé de communiquer le message ? (-Oui) Mais vous n’avez pas pu…
– Les gens (…) ne comprenaient rien.
– Ils ne comprenaient rien ? Et c’était nécessaire pourtant (-Oui). Vous avez fait ce que vous pouviez. …
– Mais nous cherchions à continuer… Nous avons décidé de vivre dans la paix…(-Oui ?)…mais sans passer le message.
-Sans passer le message ? (-Oui) Parce que vous avez vécu l’amour et la paix, mais de votre côté ? (-Oui). Retirés ? (-Oui). Peut-être… vous auriez pu la vivre au milieu des hommes ? (-Oui) Hum… d’accord…À ton avis, qui était le but de cette vie ?
– … Transmettre la lumière.
– Transmettre la lumière ? Humhum. D’accord, et maintenant ? Et maintenant…est-ce que tu te sens dans un corps ? Que perçois-tu autour de toi ? … Comment te sens-tu ?
– … Je perçois la révolution…(-Humhum ?)…je perçois…la route avec une grande trouée (indistinct)
– Que vois-tu encore ?
– (S’ouvrant sur une esquisse de sourire: )Je sens la présence de Jésus .
– Tu sens la présence de Jésus ? (-Oui) Il est donc toujours parmi nous ? (-Oui) Il est toujours en nous ? (-…Oui) Est-ce que tu sens sa présence, est-ce que tu le vois, est-ce que c’est une lumière ?
– C’est une lumière, oui.
– C’est une lumière. … D’accord. Et cette révolution dont tu parles, c’est une révolution des esprits ? (-Oui) C’est une révolution à venir ? (-Oui)… Et… est-ce que les gens vont retrouver la parole de Jésus ?
– J’espère.
– Tu espères… Très bien. Et comment te sens-tu maintenant ?
-… Je me sens dans la lumière. (-Dans la lumière ?) Oui.
– Et comment peux-tu décrire… cet état dans lequel tu te sens dans la lumière ?
– … Je suis dans l’attente…
– Dans l’attente… Et tu te reposes ? (-Oui). Est-ce qu’il y a du temps ?
– Non, il n’y a pas d’temps.
– Pas de temps. Est-ce qu’il y a de l’espace ? (-Oui) Très vaste…partout ? (-Oui) Est-ce que c’est…lumineux ?
– Oui. C’est éblouissant.
– Eblouissant. Est-ce que c’est agréable ? (-Oui) … Et bien, tu peux profiter vraiment en plein de tout ce que cette lumière peut avoir d’agréable. Et comme il est bon, après ses épreuves d’incarnation, d’être au milieu de cette lumière…cette lumière et se reposer un peu, juste être…… Très bien.
Vient maintenant, dans la foulée de ces explorations, le moment de quitter cette scène, de s’éloigner de cette vie et de contacter plus directement le Subconscient de Philippine, pour apprendre plus avant ce qu’il y avait lieu de comprendre de ces expériences. Je vous propose de retrouver cette partie dans l’article suivant !
👉 Suite de la transcription de cette séance de QHHT

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