Transcription d’une séance de QHHT: une vie de femme au Far-West

L’expérience m’a montré dans la durée, comme l’expliquait elle-même Dolores Cannon, que les séances peuvent être très diverses. Il est sans doute vain d’essayer de deviner à l’avance ce que le Subconscient choisira de montrer à chacune/chacun.
Le texte qui suit est la transcription de l’une de mes toutes premières séances (il y en a eu un certain nombre, depuis). Il s’agit de celle de Véronique. C’est sur son autorisation expresse que je présente cet exemple, et je l’en remercie profondément. Pour préserver son anonymat, j’ai modifié son prénom.
J’ai appris depuis à approfondir mes questions et peut-être cette séance serait-elle un peu différente aujourd’hui, mais le Subconscient veille, et c’est lui qui en définitive choisit ce qui va émerger, au-delà des qualités et des limites du praticien. Aussi, je crois que Véronique a pu explorer, lors de cette expérience, ce qui était le plus pertinent pour elle.
Il s’agit d’un exemple, pour vous donner un parfum de ce que peut être une expérience de QHHT, un aperçu de ce qui peut se présenter en séance. Vous verrez assez rapidement que l’échange avec le praticien est verbalisé : l’explorateur raconte ce qui lui vient, et le praticien pose des questions pour aider au déploiement de l’expérience. Les questions doivent être le plus ouvertes possibles ; il ne s’agit pas de suggérer son expérience à l’explorateur. Vous verrez que souvent, ce dernier corrige ou précise ce qui lui vient si la question du praticien tape à côté.
A l’époque de la séance, Véronique est une jeune femme dans la trentaine, ayant fait ce que l’on appelle couramment « de bonnes études ». Elle se pose des questions sur son couple, son orientation professionnelle, sa santé…des questions diverses que tout un chacun peut être amené à se poser. Elle se sent bloquée dans certains domaines, et recherche aussi un équilibre plus juste entre vie professionnelle et vie privée. Elle n’a pas encore d’enfants (j’ai eu le plaisir d’apprendre plus tard qu’elle en avait eu un depuis). La transcription commence à la fin de l’induction (c.-à-d. : cette introduction de la personne dans l’expérience).

– Que vois-tu à la surface en dessous de toi ?
– Je vois une grande prairie…
– Humhum… une grande prairie ? Peux-tu me décrire cette prairie ?
– Je vois des herbes hautes…des chevaux…un peu de relief, au loin.
– Humm… des reliefs ? Comme des montagnes ?
– Ouais, des petits monts.
– Des petits monts ? Est-ce qu’il y a… des chemins ?
– Pas vraiment.
– Pas vraiment ? Est-ce que c’est vallonné ? Est-ce que c’est une grande plaine ?
– Ouais, c’est vallonné, ouais, mais là c’est une grande étendue, une grande plaine. Il fait chaud quand on va au soleil.
– Il fait chaud, très chaud… Et comment ont l’air ces herbes, de cette prairie ?
– Un peu sauvages…
– Un peu sauvages ? Très bien… Est-ce que tu te sens… dans un corps ? Peux-tu regarder tes pieds ?
– (…) J’arrive pas à savoir si c’est mon mental qui projette des choses ou…
Ici, on voit que l’esprit conscient de Véronique essaye de garder le contrôle en essayant de « comprendre », d’analyser. Ce n’est pas le moment ; la compréhension viendra plus tard…
– Peu importe…
– Est-ce que je peux me glisser sous les draps ? Avec cette couverture…
Véronique se sentira mieux, en se couvrant, pour se dévoiler…
– Bien sûr… Regarde… quand tu es prête… en bas… vers tes pieds… Est-ce que tu vois tes pieds ?
– Je vois pas… (puis, soudain enjouée et nette) j’ai l’impression d’être une petite fille.
– Oui ? Est-ce que tu as…des chaussures ? Est-ce que tu portes quelque chose à tes pieds ?
– Je ne sais pas… je ne suis pas sûre de porter des chaussures…
– Est-ce que tu sens le sol, de tes pieds ?
– Ouais… Comme la paille, ça…
– Un peu comme de la paille ? Et est-ce que tu sens la paille comme si tu étais pieds nus ? Ou comme si tu portais un type de chaussures ?
– Non, plutôt comme si j’étais pieds nus…
– Est-ce que tu vois… quels vêtements tu portes ?
– Non… nan, je suis habillée, mais…
– Ouais ? Tu te sens légèrement habillée ? Chaudement habillée ?
– Je me sens euh… légèrement habillée, ouais.
– Légèrement habillée. Est-ce que tu te sens… est-ce que le corps se sent féminin ? Est-ce qu’il se sent plutôt masculin ?
– Ouais, féminin.
– Féminin ?
– Je me sens une petit fille.
– Une petite fille… et en bonne santé ?
– Oui.
– Et comment te sens-tu ?
– Ben, je me sens joueuse, et malicieuse…
– Malicieuse…
– Oui, libre.
– Libre… libre, dans cette grande prairie…
– Oui.
– …que tu vois autour de toi… Est-ce que tu peux me décrire un peu plus cet environnement, sous le soleil ?
– Oui
– Est-ce qu’il fait jour ? Est-ce qu’il fait nuit ?
– Oui, il fait jour…
– Il fait jour…
– Y a les chevaux…
Véronique est bien entrée dans l’expérience…
– Les chevaux, oui… A quoi ressemblent-t-il ces chevaux ? Est-ce qu’ils sont grands ?
– Oui, ils sont grands, ils sont beaux, ils sont bien peignés…
– Oui ?
– Y en a pas beaucoup eu, y en a deux…
– Ils sont de quelle couleur ?
– Ils sont marron.
– Marron ? Est-ce qu’ils sont dans un enclos ?
– Non, ils sont libres.
– Libres ? Ils ont l’air sauvages ?
– Non…non non, ils ont l’air de me connaître…
– De te connaître ? Humhum… et donc tu te sens une petite fille, joueuse, heureuse, malicieuse, il fait chaud. Il y a des montagnes au loin… Est-ce que tu portes quelque chose sur toi, comme des objets, des bijoux ? Est-ce que, peut-être, tu portes quelque chose dans tes mains ? Sur ton dos ?
– Je porte des flèches sur mon dos…
– Des flèches, sur ton dos, oui…
– Oui.
– Des flèches sur ton dos, beaucoup ?
– Oui.
– Des petites flèches ? Des grandes flèches ?
– Non, des petites flèches…
– Oui, comme un jouet ?
– Han…j’sais pas trop…
– Non ? Est-ce que tu as un arc ?
– … euh, non, je n’ai pas d’arc.
Intéressant : nos attentes « logiques » sont déjouées ; il se passe là quelque chose qui ne suit pas le cours banal d’une histoire imaginée…
– Tu n’as pas d’arc, tu portes juste des flèches, d’accord… Est-ce que tu es seule, dans cet endroit, avec des chevaux, au milieu de cette prairie ?
– Ouai, ‘chui toute seule.
– Ouais ? Mais… tu ne te sens pas perdue ?
– Non
– Tu connais cet endroit ?
– Oui
– Tu es déjà venue (-Oui) dans cet endroit (-Oui)? … Est-ce que tu habites près d’ici ? … Est-ce que nous sommes plutôt à la campagne, plutôt à la ville ?
– Hum, on est plutôt à la campagne
– Plutôt à la campagne (-Oui)… Et est-ce qu’il y a des habitations, quelque part, dans cette campagne ?
– Je ne vois pas trop non,
– Il n’y a pas d’habitations, tout près…
– Je crois… je crois que j’ai une maman
Un personnage que le praticien n’a pas introduit, notez-le…
– Une maman, oui ?
– Oui
– Et elle est là ?
– Euh… Ouais, elle arrive, ouais
– Ah, elle arrive… et peux-tu me décrire ta maman ?
– Elle est grande…
– Grande ?
– Elle a un chapeau, elle est plutôt bien habillée, avec des grandes…
– Elégante ?
– Ouais, plutôt élégante, ouais.
– Oui ?
– Une grande robe, ‘fin un peu à l’ancienne, un peu…
– Une grande robe ?
– un peu dix-huitième, un peu…
– As-tu une idée des matières ? Est-ce que c’est brillant, est-ce que c’est doux ?
– C’est doux, ouais… c’est doux, et c’est un peu chaud hein, par rapport au soleil…
– Ouais ? Est-ce qu’il y a un corset ? Ou est-ce qu’elle est plutôt lâche ?
– Non, plutôt lâche.
– Plutôt lâche ? Plutôt lâche, plutôt sportive, plutôt d’été, plutôt…
– Non, plutôt… plutôt d’époque, quoi, plutôt…
– Oui ?
– Une grosse robe là, qui pouffe…
– Comme à jupons ? Des grandes robes larges… un peu…
– Oui
– D’accord, et comment… à quoi ressemble-t-elle, ta maman ? Est-ce que… elle est grande ? est-ce qu’elle a des cheveux longs ?
– Oui, nan, elle a les cheveux… accrochés là, sous son chapeau.
– Accrochés… et elle a un chapeau ? Est-ce qu’elle a un chapeau… de paille ?
– Nan, plutôt un joli chapeau.
– Un joli chapeau… avec quelque chose dessus ?
– Nan.
– Nan… est-ce qu’elle a une voilette ? est-ce qu’elle a peut-être une ombrelle ?
Ici, je pourrais penser que mes questions suggèrent un peu trop. Et pourtant :
– Non
– Pas du tout, non, non… et est-ce qu’elle a les cheveux plutôt blonds, plutôt bruns ?
– Plutôt châtains…
– Plutôt châtains… et son visage est plutôt pâle, plutôt bronzé ?
– Je vois pas trop son visage…
– Non ? Parce qu’il est…dans l’ombre du chapeau ?
– Ch’ais pas, c’est comme si elle était… floue.
– Comme si elle était floue, oui, d’accord… et elle vient vers toi, et elle vient peut-être te chercher ? Est-ce qu’elle te ramène à la maison ?
– … non, j’ai pas l’impression…
– Ah bon ? Est-ce qu’elle porte quelque chose dans ses mains ?
– Non… j’ai l’impression que si, peut-être, elle ramène, j’crois qu’on habite dans une roulotte, en fait, dans cette prairie…
– Dans la prairie, oui… il y a une roulotte quelque part… Est-ce que tu peux m’emmener à cette roulotte ? Est-ce que tu la vois ?
– Ouais
– Est-ce que tu peux me décrire cette roulotte ? A quoi ressemble-t-elle ?
– Euh…elle est…euh… j’arrive pas bien à la voir, en fait.
– Humhum… Est-ce qu’il y a un toit de toile ? un toit dur ?
– Elle est en bois
– Elle est en bois ?
– Oui … un peu… un grand tonneau, quoi…
– Un grand tonneau, oui, de bois, donc ? Est-ce qu’il y a des fenêtres ?
– Il y a… quelques fenêtres, ouais…
– Oui d’accord
– Il y a… devant, y’a une petite terrasse.
– Une petite terrasse ? Provisoire ?
– Non, non non, j’crois qu’elle est là…
– Elle est là ? Au milieu de la prairie ?
– Oui
– D’accord, et est-ce que cette maison est fixe, ou est-ce qu’elle peut être déplacée par les chevaux ? est-ce que tu vois quelque chose comme ça ?
– Je pense qu’elle peut être déplacée, oui, je crois
– Peut-être ? Est-ce qu’elle est grande ?
– Ben je… pas très grande…
– Elle n’est pas très grande, d’accord… Est-ce qu’il y a des fleurs, sur cette…
– Il y a des fleurs sur la terrasse, ouais…
– Oui, sur la terrasse ? A quoi ressemblent-t-elles, ces fleurs ?
– C’est des… ‘chais pas, c’est des…
– Elles ont quelle couleur ?
– Elles sont rouges, oui, il y a des petites fleurs plantées, quoi…
– Des petites fleurs plantées ?
– Oui plantées…
– D’accord, et elles poussent ?
– Dans des bacs à fleurs
– Dans des bacs à fleurs, tranquillement… Des bacs à fleurs… en bois, en plastique ?
On se doute de la réponse, mais ainsi, Véronique continue bien dans l’expérience, et puis ça me permet de voir un petit peu mieux la cohérence d’ensemble, et de vérifier que je ne me suis pas fait une idée inexacte de ce qui se déploie…
– En bois
– En bois, oui… et c’est paisible dans cette prairie ? Est-ce qu’il y a d’autres roulottes, peut-être ?
– il n’y a pas d’autres roulottes… du coup c’est plus ou moins pénible, parce qu’on est un peu isolés… un peu … voilà, en danger quoi…
– D’accord… Est-ce qu’on peut entrer dans la roulotte ? Ca ressemble à quoi, à l’intérieur ?
– Y a euh… un seau, d’eau…
– Ah oui, en bois ? En étain, peut-être…
– … en étain, oui … une banquette avec un rideau, avec la banquette… pour dormir, un lit…
– D’accord, dans un coin de la roulotte, d’accord… Est-ce qu’il y a… une table ?
– … euh…non, il n’y a pas de table.
– Pas de table ?
– Non.
– Est-ce que…par exemple… il y a un endroit… pour faire la cuisine ?
– Ouais .
– Ouais ? Est-ce qu’il y a quelque chose en préparation dans la cuisine ?
– Non, pas non.
– Non ? Non, d’accord… et si nous assistions à un repas – c’est peut-être bientôt un repas ?
– Humhum…
– Comment ça se passe ? Est-ce qu’on est installé quelque part ? pour un repas ?
– Le repas, il se fait plutôt dehors…
– Dehors ?
– Oui, pour préparer le repas.
– Oui.
– … sur un feu avec des petites casserole là-dessus…’fin, un chaudron, quoi…
– D’accord. Est-ce qu’il y a du monde, à ce repas ?
– Non, il y a juste la maman et moi …
– La maman et toi ? Et personne d’autre ?
– Parfois il y a des… parfois il y a des hommes qui viennent…
– Parfois il y a des hommes, oui, d’accord… Comment sont-ils habillés ces hommes qui viennent parfois ?
– Ils ont des bretelles (- Oui)…des pantalons (-Oui) … pas des ch’mises, des t-shirts.
– Des t-shirts ?
Le T-shirt est apparu vers 1910… Dans les vastes espaces de l’ouest américain que semble évoquer cette séance, l’un des vêtements de travail couramment portés à la fin du siècle précédent était la chemise sans col et de type « pull-over », à trois ou quatre boutons en partie haute. Il existait aussi des sous-chemises pouvant correspondre, et les combinaisons sous-vêtements « Long John / Red Union Suit »… Serait-ce ce que Véronique décrit comme des T-shirts ?
– Oui
– D’accord… des t-shirts… en tissu léger ? avec des couleurs ?
– Nan nan, en blanc
– En blanc, en blanc… et leurs pantalons ressemblent à quoi ?
– Y sont un peu bouffants
– Un peu bouffants ?
– Oui
– D’accord est-ce qu’ils passent quelque chose aux pieds ?
– Ben, oui, ils ont des sortes de… de sabots.
– … comme des sabots… oui, des sabots de bois, des sabots de cuir ?
– Oui, des sabots de bois, j’ crois
– Des sabots de bois, avec des pantalons un peu bouffants, avec des bretelles ?
– Oui
– Est-ce qu’ils portent des chapeaux ?
– … ils en ont parfois à la main
– Parfois ? Quel genre de chapeaux -quand ils ont des chapeaux ? Des chapeaux… en cuir ?
– Oui des chapeaux en cuir…
– Des chapeaux ronds ? des chapeaux… larges ?
– Plutôt genre… de cow-boy
– Un peu des chapeaux de cow-boy ?
Encore s’agit-il là d’une comparaison. Ca ressemble fort à l’Ouest américain, mais sans certitude. Après tout, ce qui précède aurait pu se retrouver dans d’autres régions du globe, et pas forcément outre-Atlantique. Ceci dit, les enfants jouent aux Indiens…De toute façon, ce n’est pas nécessairement ce qui est le plus pertinent, le plus important dans l’expérience de Véronique.
– Oui
– Oui, d’accord un peu des chapeaux en cuir ? oui des chapeaux larges ?
– … nan…
– Des chapeaux hauts ? (-nan) Mi-hauts, normal (…)…plutôt des chapeaux d’explorateurs ? des chapeaux citadins ?
– Plutôt des chapeaux d’la ville, ouais.
– Des chapeaux un peu de la ville ? Est-ce qu’ils ont des vestons ?
– Non
– Non ?
– Non
– D’accord, et là nous sommes au repas et de temps en temps on vient. Est-ce qu’ils sont plutôt bronzés ? Est-ce qu’ils sont plutôt pâles ?
– Ils sont, ouais, plutôt bronzés, ouais…
– Oui ? Bronzés comme… on prendrait le soleil ? Bronzés parce que peut-être ils vivraient dans un pays avec beaucoup beaucoup de soleil ?
– Non, plutôt comme on prend le soleil.
– Un peu, des gens bronzés qui passent du temps dehors ?
– Oui.
– Parce qu’ils travaillent dehors ?
– Ouais, ils travaillent dehors ouais…
– Parce qu’ils travaillent, par exemple, dans les champs ?
– Ouais.
– Ouais, donc ils font pousser des choses ?
– Ouais.
– Ou ils élèvent des animaux ?
– Ouais.
– Et là nous sommes au repas, qu’est-ce qu’on mange ? Qu’est-ce qu’on mange au repas par exemple ?
– … On mange… de la viande.
– De la viande, quel genre de viande ?
– De l’agneau, le gras.
– Des choses un peu grasses, oui d’accord, plutôt de l’agneau peut-être ?
– Du potage.
– Du potage ?
– Oui.
– Du potage… de légumes bien sûr ?
– Oui.
– Qu’est-ce qu’il y aurait dans ce potage ?
– Des oignons…
– D’accord…
– Du chou…
– Oui, des oignons, des choux est-ce qu’il y a des pommes de terre ?
– Ouais…
– Des pommes de terre aussi…
– Hum…
– D’accord et est-ce qu’on rajoute quelque chose dans le potage ?
– … non…
– Non, d’accord et qu’est-ce qu’on boit ?
– On boit du vin.
– Du vin…
– Oui.
– Les hommes boivent du vin…
« Europe » ? Outre-Atlantique ?
– Oui…
– Et ta maman, elle boit du vin aussi ?
– Oui, elle boit du vin aussi.
– Et tout le monde mange ensemble en même temps ?
– Oui
– D’accord, sans problème, et comment vous sentez-vous ? C’est plutôt joyeux ?
– On est bien, c’est joyeux, oui oui, c’est festif
– D’accord oui et il n’y a pas d’autres, peut-être, d’autres enfants ? (- non) d’autres adultes ? (- non) Non ? Tu ne vois pas de femmes, de temps en temps, qui viennent dans cet endroit, au milieu de nulle part, de la prairie, calme ?
– Hum… non … parfois il y a d’autres enfants
– Parfois il y a d’autres enfants ?
– Oui.
– … Est-ce que vous jouez ensemble ?
– Oui.
– A quoi vous jouez ?
– On joue aux Indiens.
– Aux Indiens ?
– Oui, avec des flèches
– Mais oui, avec tes flèches, bien sûr oui (…). Ce sont des petits garçons, des petites filles ?
– Des petits garçons, des petites filles…
– Oui.
– Y a un copain notamment,
– Notamment, ah oui ?
– Oui.
– A quoi ressemblent-ils ce copain ?
– Il est euh… décoiffé…
– Ouais, décoiffé… Comment est-il habillé ?
– Un peu comme les hommes, il a un p’tit… un p’tit t-shirt, une chemise et un pantalon.
– Oui, un peu bouffant, un peu comme les hommes quoi…et des bretelles peut-être ?
– Ouais.
– Et est-ce qu’il est grand ?
– Non, il est petit, comme moi.
– Oui ? Il est… un petit enfant, un petit garçon, un jeune homme ?
– Non, un petit garçon.
– D’accord, et il a les cheveux…
– Ebouriffés.
-Ebouriffés. Il est plutôt brun, plutôt roux ?
– Il est blond.
– Il est blond ?
– Oui blond et blanc.
– Ah ? Blond et blanc, et vous vous amusez bien ?
– Ouais.
– D’accord, très bien. Et…
– Lui, il va à l’école, et pas moi.
Intéressant…
– Ah, il va à l’école.
– Oui
– Et lui il va à l’école…parce que… parce que… il aime étudier ? Parce que ses parents peuvent l’envoyer là-bas ?
– Ouais…
– …parce qu’il habite ailleurs ?
– Oui, je sais pas pourquoi, lui il a le droit d’aller à l’école et pas moi.
– Ouais ? C’est peut-être parce que… c’est un petit garçon ?
– Oui, peut-être.
– Oui ? Est-ce que… tous les petits garçons qui jouent avec vous vont à l’école ?
– Ouais
– Ouais ? Et est-ce qu’il y a des petites filles de temps en temps ? Qui jouent avec vous ?
– Euh… j’en vois pas
– Pas spécialement ?
– Non.
– D’accord, donc peut-être que… toi tu… tu restes avec ta maman et puis tu ne vas pas à l’école
– Ouais.
– Donc tu joues toute la journée ?
– Ouais, (inaudible) toute seule en fait.
– D’accord et tu vas voir les animaux ? Tu vas explorer ?
– Oui, c’est ça, j’m’occupe des chevaux ouais,
– Tu t’occupes des chevaux, et est-ce que tu aimes t’occuper des chevaux ?
– J’m’ennuie un peu toute seule.
– Oh, tu t’ennuies un peu toute seule, d’accord. Tu attends que les petits copains reviennent après l’école ?
– Oui.
– Et tu peux jouer avec eux sans problème ?
– Oui.
Nous avons fait le tour de cet environnement, de ce qui se passe dans cette vie-là. Le décor est planté, j’invite Véronique à quitter cette scène, et à passer à un jour où il se passe quelque chose de notable…
– …
– Comment te sens-tu ?
– … je ne sais pas mhm.
– Hum… Est-ce qu’il fait jour ? Est-ce qu’il fait nuit ?
– Je ne sais pas, il fait nuit.
– Il fait plutôt nuit parce qu’il fait obscur ?
– Oui.
– Est-ce que tu es à l’intérieur ou à l’extérieur ?
-… ‘chuis à l’intérieur.
– A l’intérieur, il fait sombre ?
– Oui.
– Parce que tu es quelque part à l’intérieur…à l’intérieur d’un bâtiment ?
– Oui, je suis dans la roulotte.
– Tu es dans la roulotte ?
– Oui.
– D’accord, dedans et c’est pendant la nuit ? C’est pendant le jour ?
– En fait j’me suis cachée…
– Tu t’es cachée ?
– Oui.
– D’accord tu t’es cachée où ? Et que se passe-t-il ?
– J’crois qu’on embête ma mère…
– On embête ta mère ?
– Oui.
Là, vous pouvez commencer à comprendre pourquoi les séance de QHHT se font en présentiel, avec l’accompagnement attentif d’un praticien averti de ce qui peut se produire.
– D’accord est-ce que tu entends quelque chose ?
– J’entends une baston.
– Une bagarre ? à l’extérieur de la roulotte, peut-être ?
– Dans la roulotte.
– Dans la roulotte ? Toi tu es cachée dans un coin ?
– Oui.
– Où es-tu dans la roulotte ?
– J’chuis derrière le lit, derrière le rideau…
– D’accord.
Et là, je fais passer à Véroniques de salutaires suggestions pour qu’elle puisse simplement voir et savoir ce qui se passe avec du recul, sans être heurtée ou traumatisée par les événements…
– Je sais pas bien ce qui se passe, mais…’fin pourquoi, mais il y a quelqu’un qui tire ma mère par les cheveux ( -Oui ?), qui veut récupérer quelque chose, ou qu’est pas content…
– C’est plutôt un homme ?
– J’crois qu’y a un homme et une femme…
– Un homme et une femme ? D’accord, et tous les deux sont venus voir ta mère, et cherchent à récupérer quelque chose… Est-ce que c’est quelque chose comme un objet ? Est-ce que tu entends quelque chose, ce dont il est question ? (…et ici, je renforce les suggestions pour protéger Véronique) Il y a cet homme et cette femme qui rudoient ta mère, et qui cherchent à récupérer quelque chose…
– … j’sais pas trop quoi, mais c’que je sais c’est qu’elle était… innocente, qu’elle était droite et douce, et que eux ils étaient plutôt malveillants,
– Malveillants, d’accord (- Ouais), des gens plutôt… pas très bien (- Ouais) comme… des malfrats (-Ouais) des bandits (-Ouais)… D’accord. Avançons dans la scène… Est-ce qu’ils finissent par partir ?
– Non.
– Non… Que se passe-t-il ?
– … J’crois qu’ils finissent par la tuer…
– D’accord…(Renforcement des suggestions protectrices, puis…) On essaye de comprendre. Que se passe-t-il ?
– Ben ils obtiennent pas c’qu’ils veulent…
– Ouais, ils n’obtiennent pas c’qu’ils veulent…D’accord.
– Ouais du coup ils sont très en colère…
– D’accord…
– Et ils la tuent.
C’est effectivement un jour où il se passe quelque chose de notable…
– Que se passe-t-il ? D’accord, ils la tuent et ils partent, ils s’en vont et tu te retrouves avec ta maman, d’accord … tu peux laisser tranquillement les émotions passer filtrer doucement … encore … C’est bien, maintenant nous pouvons quitter cette scène. (Suggestions pour quitter cette scène funeste et passer à un autre jour) Qu’est-ce qu’il se passe ? Que vois-tu ?
– J’suis plus grande, je suis aussi plus (inaudible) et joyeuse.
– Oui, que vois-tu autour de toi ?
– Là j’suis en ville
– Oui, humhum, d’accord.
-Une petite ville de campagne, un peu le Far West, quoi.
Véronique, dans la vie actuelle, n’a aucun intérêt particulier pour le Far-West ou ce genre d’environnement.
– Le Far West, d’accord…A quoi ressemble cette ville ? Il y a des maisons…
– Oui il y a des maisons, des maisons, en bois… il y a des routes mais c’est pas bétonné, il y a du…
– Il n’y a pas de pavés, il y a de la terre ?
– Oui, c’est ça.
– Est-ce que les maisons sont hautes ?
– Les maisons sont pas très hautes…
– Elles ont un étage, deux étages ? (- Ouais) elles sont en bois, d’accord… Est-ce qu’il y a de l’éclairage dans les rues ?
– Non.
– Il n’y a pas d’éclairage parce qu’il n’y en a jamais ? ou parce qu’il fait jour ?
– Il fait jour mais il n’y en a jamais ouais, il y a des lampes à pétrole, c’est tout.
– Des lampes à pétrole, d’accord et qu’est-ce que tu vois autour de toi ? Qu’est-ce qui se passe ?
– (Comme heureusement surprise) J’crois qu’je tiens une boutique.
– Tu tiens une boutique ? et quoi ressemble-t-elle ?
– Je vends des… de la nourriture.
– De la nourriture d’accord quel genre de nourriture ?
– Des fruits, des légumes des graines…des céréales…
– Et il y a de l’animation tout autour ?
-Oui, ça grouille…
– Ah, ça grouille, et comment sont les gens ? Est-ce que tu peux me décrire les gens ?
– Les gens ils sont habillés un peu comme était habillée ma maman (-Ouais ?) avec de grandes robes et les hommes avec des bretelles, et des chapeaux -pour le coup ils ont tous des chapeaux.
– A quoi ressemblent-t-ils, ces chapeaux ?
– Ils sont mi-hauts.
– Mi-hauts d’accord, des chapeaux citadins, et est-ce que ce sont de grands chapeaux ?
– Non, il n’y a pas beaucoup de grands chapeaux.
– Pas vraiment, et est-ce qu’ils ont des vestes, ces hommes ?
– Ils ont parfois des vestes mais pas beaucoup il fait chaud, aujourd’hui.
– Il fait chaud parce qu’il fait moite ? ou est-ce qu’il fait sec ?
– Il fait sec
– Ah, il fait sec, d’accord et est-ce que tu vois au-delà de la ville, est-ce qu’il y a un décor naturel ? est-ce que tu vois des montagnes ?
– Oui, au loin il y a la prairie où j’ai grandi, il y a tout ça…
– D’accord, c’est une petite ville à côté. Et toi est-ce que tu vois comment tu es habillée ?
– … moi j’ai une grande robe aussi oui, toute propre, bien coiffée
– Bien coiffée. Est-ce que tu portes quelque chose sur toi ?
– …beuh j’ai une robe un peu bouffante aussi, euh, un corsage…
– D’accord … et est-ce qu’il se passe quelque chose aujourd’hui ?
– J’crois que c’est l’ouverture du magasin.
– L’ouverture du magasin, oui, le public va arriver ?
– Ouais.
– Et tu te sens joyeuse ?
– Ouais, j’me sens joyeuse ouais,
– Oui, d’accord, est-ce que tu es seule dans cette boutique ?
– Je suis seule à la tenir, oui.
– oui.
– Mais j’ai été aidée…
– Tu as été aidée ? Est-ce que… tu as été aidée par qui ?
– ‘Chais pas, par un monsieur.
– Par un monsieur ? d’accord, est-ce que tu vois autour de toi de la famille ? est-ce que…
– Non, je pense que c’était un ami de ma mère
– Un ami de ta mère, d’accord, peut-être quelqu’un de bien (-Ouais), un ami de ta mère qui t’a aidée à te lancer (- Oui) et c’est bien, et la boutique va pouvoir ouvrir et ça risque de bien se passer, et tu te sens joyeuse (-Ouais), accomplie, c’est chouette et donc profite de ce sentiment… c’est très bien … c’est un grand jour (- Oui)… Eh bien, nous pouvons continuer et quitter cette scène (suggestions pour avancer dans l’expérience). Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
– Mmh… j’crois qu’je suis en train d’accoucher (comme une surprise un peu gênée).
– D’accord… est-ce que tu es à l’intérieur ?
– Oui, je suis à l’intérieur
– Est-ce que tu vois la pièce ?
– … je vois, j’suis sur un lit, oui
– Oui ? A quoi ressemble-t-elle, cette pièce ?
– C’est un grand lit oui (- Oui)… C’est une grande pièce en fait (- Oui)… il y a…au fond il y a un petit endroit pour cuisiner, c’est une grande pièce maison, quoi.
– Oui ? Une grande pièce maison, avec des coins pour faire différentes tâches, hum ? (-Ouais) Est-ce que c’est haut de plafond ?
– Oui, c’est haut, oui.
– Et est-ce qu’il y a quelque chose au plafond ?
– Non.
– Non… Et est-ce qu’il y a des fenêtres ?
– Il y a des fenêtres oui,
– Des fenêtres, et est-ce qu’il y a d’autres personnes autour de toi ?
– Il y a mon mari mon mari est avec moi
– Oui.
– Qui est tout jeune aussi comme moi, tout jeune.
– D’accord.
– Voilà, il me tient la main
– A quoi ressemble-t-il ce mari ?
– … C’est pas mon copain quand j’étais petite, mais il a des cheveux pareils, tout ébouriffés
– Un peu comme ça.. Est-ce qu’il est blond ?
– Il est blond, oui… avec les cheveux un peu longs, un peu frisés…mais pas trop longs.
– Oui ? un peu bouclés peut-être ? (- Ouais) Est-ce qu’il porte un chapeau ?
– Non non, (inaudible) là…
– Oui oui, il est à l’intérieur, bien sûr… il te tient la main et vous attendez…
– Oui, je pousse, et j’hurle et… (-Ah oui…) Il y a une sage-femme aussi, enfin y a quelqu’un, en tous cas, avec…
– Oui, une sage-femme ? Tu la connais ?
– Oui, j’la connais oui, l’accoucheuse du village
– Oui, l’accoucheuse du village oui… D’accord, et est-ce qu’il y a d’autres personnes autour de vous ?
– Nan
– Non, c’est tranquille, il n’y a pas d’autres enfants… ? (-Non) D’accord, est-ce que tu sais… ce que vous attendez ?
– Ben, je pousse quoi…
– Tu pousses, tu pousses… D’accord, et ça se passe bien ?
– Ben, ça fait très mal…
– Oui,
– Mais, ça se passe bien, oui, ça se passe bien.
– D’accord… Il fait jour, il fait nuit ?
– Il fait jour oui.
– Il fait jour, est-ce qu’il fait toujours chaud ?
– Oui, il fait moins chaud, là…
– Ah, il fait moins chaud oui… D’accord, est-ce qu’il y a des persiennes aux fenêtres ? Est-ce qu’il y a… des volets peut-être ?
– Oui, il y a des volets, un peu fermés
– Oui, pour protéger de la lumière…D’accord, très bien, et donc vous allez avoir votre premier enfant ?
– Oui.
– Très bien est-ce que vous vous sentez heureux ?
– Ouais, très bien, très heureux.
– Très bien, et vous vous sentez toujours dans cette ville, dans la ville du commerce ?
– Oui.
– D’accord… Est-ce que tu sais… comment ça se passe, pour le commerce ?
– Je sais que ça se passe bien… (- Ca se passe bien)… Je ne sais pas trop qui le gère, je crois qu’il est fermé pendant que j’accouche…
– Ben oui, oui … D’accord, donc là il faut se concentrer bien sûr sur l’accouchement (- Oui) pour que tout se passe bien (-Oui)… c’est très bien.
– Mais ça se passe bien, il sort bien.
– Oui ? Ca y est ? Il est sorti ?
– Oui.
– Pshhouuuu… Et à quoi ressemble-t-il ? c’est un garçon ou c’est une petite fille ?
– C’est…une bonne question… il est tout plein de sang là…
– Oui, il vient de naître…
– Oui et c’est, là c’est un garçon
– C’est un garçon oui, très bien… Ah, vous devez être soulagés, tout s’est bien passé (- Oui) vous allez pouvoir continuer (- Hum)… peut-être que papa est content que ce soit un garçon ?
– Hum, oh, oui, il est content…
– Oui et toi comment te sens-tu ? C’est bien que ce soit un garçon, ou une petite fille, c’est un enfant…
– oui, les deux c’était bien, même pour le père, les deux, c’était bien…
Notez que dans sa vie actuelle, au moment de la séance, Véronique n’a pas -pas encore- d’enfant…
– D’accord, eh bien maintenant, nous pouvons quitter cette scène (Suggestions pour avancer dans l’expérience de vie) Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
-… J’ai eu une engueulade avec mon mari…
– Une engueulade, oui…
– Oui… il boit trop…
– Il boit, oui (-…et voilà…) …toujours dans la ville ?
– Oui dans la ville, dans la maison
– Oui, qu’est-ce qui s’est passé ? Il boit trop toujours ? Ou il a bu trop une fois ?
– Non, il boit trop souvent, oui…
– Il boit trop souvent, d’accord…
– Il bosse pas (- Oui) … Et du coup, je dois tenir le magasin, avec le p’tit et…
– Ah oui… Vous êtes beaucoup plus âgé ?
– Non, pas beaucoup plus
– Oui, un peu plus… L’enfant a grandi un peu ?
– Un peu, oui
– Vous avez un enfant ? Votre petit garçon ?
– J’crois qu’y en a deux… deux, dont un qui est un peu petit oui…
– Un petit garçon et…
– …et puis une petite fille
– Ah, une petite fille aussi…une petite fille qui est encore petite ? (- Hum)… Oui…mais, aujourd’hui, vous vous êtes un peu enguirlandés, hein, tous les deux, parce que… il boit trop…
– Oui je suis déçue (-Déçue), déçue…
– Humhum ? … Et qu’en pense-t-il, lui ? Est-ce qu’il dit ce qu’il pense, est-ce qu’il dit ce qu’il ressent ?
– Oui, il dit que … que je le fais chier, qu’il a bien le droit de faire ce qu’il veut, que…
– Ouais, il est peut-être saoûl aussi…qu’il faut le laisser tranquille quoi
– Oui oui, c’est ça
– D’accord…Et toi ? Tu es déçue, mais… est-ce que tu es en sécurité ?
– Je suis en sécurité, oui.
– Tu es en sécurité, d’accord…
– … Oui… je suis très en colère, enragée
– Enragée…oui… d’cette déception ?
– Oui, la déception…et puis… et puis j’ai l’impression de tout faire, quoi, de ne pas avoir d’aide en fait.
– Oui, pas d’aide … est-ce que tu as mal dans le dos est-ce que… ? (-Euh…) … pas spécialement ?
Ici, cette question parce que le corps a tendance à exprimer certaines problématiques de façon très physiques. Je vérifiais s’il y avait ou non une somatisation rattachée à ce manque de soutien marital…
– Non, pas spécialement.
– D’accord.
– Mais…je suis fatiguée.
– Mais est-ce que tu tiens bon ?
– oui, je tiens bon.
– Parce que tu as du caractère…
– Oui, j’ai du caractère, j’ai les deux petits…
– Comment vont les deux petits ?
– Boh, ils vont bien.
– Ils vont bien…Ils sont tout enfant et ils ne se rendent peut-être pas bien compte…
– Ils ont un peu peur, quand on s’engueule…
– Eh oui, parce qu’il y a de la voix, ça donne de la voix
– Il est au magasin, il reste à côté (-Il reste au magasin ?) Oui.
– D’accord, et puis le soir euh… ?
– Et puis le soir, eh ben, (inaudible) oui…
– D’accord… ok, il sort et… et, d’accord … et vous vous disputez souvent ?
– Oui, de plus en plus.
– Un peu, de plus en plus, et tu es un peu inquiète peut-être ?
– Oui…
– Oui… D’accord eh bien nous avons notre information… Maintenant on peut quitter cette scène… de dispute. (Suggestions pour avancer dans l’expérience) Qu’est-ce qui se passe ? Que vois-tu ?
– (Sereinement 🙂 Je suis vieille…
– D’accord…
– Mon mari est mort (inaudible) pas mal d’années…
– Ah oui ? Est-ce que tu es toujours dans la maison ?
– Je suis toujours dans ma maison oui
– Et ton mari est mort ?
– Oui.
– Est-ce que tu sais comment il est mort ?
– Je crois qu’il a eu une maladie… de trop boire…
– Ah, peut-être, oui, peut-être, trop boire, et toi tu es toujours là…
– Oui, je suis toujours là.
– Et tu as bien vieilli ?
– Et j’ai bien vieilli, oui…
– Qu’est-ce que tu vois autour de toi ?
– … je suis dans mon lit, et… mes enfants sont grands.
– Oui… Tu as toujours deux enfants ?
– Oui, j’ai toujours deux enfants et…ils ont des enfants aussi.
– Ah oui ? Tu es grand-mère ?
– Oui.
– Ah, c’est chouette…Est-ce qu’ils habitent dans la ville aussi ?
– … je ne crois pas qu’ils habitent dans la ville… Ah, un d’entre eux peut-être (-Oui)… Mon fils, je crois qu’il habite là…
– D’accord et la petite fille s’est mariée peut-être ?
– Oh oui (inaudible)…
– … D’accord… Et toi, ben… ? Tu travailles toujours dans la boutique ?
– Non j’ai vendu la boutique
– Oui ? D’accord … et maintenant ? A quoi t’occupes-tu ?
– …Ben, là je crois que je suis à la fin de ma vie en fait…. Je suis dans le lit, là…
– Tu es allongée ? (-Oui) D’accord, très bien… Eh bien, tu peux, si tu le souhaites observer tranquillement ce dernier jour, si tu sens que c’est le dernier jour, de manière détachée, comme une observatrice. Que se passe-t-il ? Que vois-tu ?
-… C’est apaisé je vois mes enfants…
– Il y a des enfants ? La famille ?
– Oui (indistinct)
– Ils sont autour de toi dans la chambre ? (- Oui) Comment sont-ils ? Dans quel état d’esprit ? est-ce que tu vois ?
– … La fille elle est un peu occupée avec ses enfants (- Ah oui )…le fils est un peu plus attentionné, plus…
-… D’accord. Est-ce que tu es malade ? Est-ce que tu es simplement fatiguée ?
– Je suis fatiguée…
– Ah oui, fatiguée, Pfiouuuu…d’accord… Alors bon, on sait que tu es fatiguée (suggestions réconfortantes et protectrices) Maintenant si c’est ce dernier jour tout ce qui s’est passé est passé … et tu es maintenant de l’autre côté et de là tu peux regarder en arrière sur l’ensemble de cette vie, et l’observer sous un angle différent … Est-ce que tu… Chaque vie a une leçon, chaque vie a un but. Quand tu observes cette vie, qu’as-tu appris de cette vie ?
– … j’ai appris qu’on pouvait rebondir
– Qu’on pouvait rebondir, oui…
– … Qu’on pouvait être aidé, aussi, et soutenu…
– On peut être aidé et soutenu…
– Ouais, qu’on pouvait entreprendre…
– Entreprendre…
– Parce que j’ai monté mon magasin, et je suis fière de (-Oui) de l’activité de mon magasin…
– Ca a marché (-Hum)… et tu as porté ta famille
– Oui… et pour une femme c’était pas…
– A l’époque, une femme qui a su porter sa famille… à une époque où c’était pas évident, une femme qui n’est pas allée à l’école aussi…
– …Hum…Je suis déçue, aussi, des hommes…
– Déçue des hommes ? Oui ? Pourquoi ? parce que le tien, bien sûr et d’autres…
– J’ai été tellement déçue par mon mari…
– Ton mari… oui, un bon à rien, c’est comme ça que tu l’as vécu avec ton mari, dans cette vie…
– Oui… mais je suis fière de mon fils et de ma fille (- Oui)… Surtout de mon fils (- Oui) …
– Oui ? (…) courageux…
– Oui… et puis qui respecte sa femme, et qui s’en occupe bien…
– Oui… Il y a donc des hommes qui se comportent bien (- Oui)… A ton avis, quel était le but de cette vie ?
-… Je sais pas…
– Hum… Bien, et maintenant tu es de l’autre côté, et que ressens-tu autour de toi ? … est-ce que tu perçois quelque chose ?
– … Ben j’ressens une paix… C’était de l’amour là, dans cette famille, dans cette…et puis la vie, quoi…
– Et l’amour est toujours là ? (-Hum) L’amour de tes enfants et de tes petits-enfants ? (- Hum) Oui ?… Et est-ce que tu te sens dans un corps ?
– Là, naintenant ?
– Oui…
– Non, j’me sens pas (inaudible)
– D’accord. Et est-ce que tu te sens sereine ?
– … Oui, ça va
– Et que fais-tu maintenant ?
– … Rien…
-Rien du tout…et c’est bien de faire rien du tout ? (-Ouais) … tu es juste là (- Hum), tu te reposes ?
– Tu m’as dit de passer de l’autre côté… du coup là, j’chuis… J’sais pas où je suis en fait…
– Mais peu importe, tu peux juste me décrire ce que tu perçois (-Daccord) … Est-ce que tu perçois… de l’obscurité ? … de l’espace ? … un endroit ? … est-ce qu’il y a un sentiment ? cette paix ?
– … Oui, il y a… il y a de l’apaisement, il y a un peu d’aigreur
– Oui, il y a encore un peu d’aigreur
– …de l’amertume
-…de l’amertume, d’accord… Après, c’est la vie qui est encore proche, d’accord … Maintenant éloignons-nous de cette vie en dérivant.

A ce moment de l’expérience, il est temps de contacter directement le Subconscient (SC), pour savoir pourquoi, de tout ce qui pouvait émerger à l’occasion de la séance, c’est cette vie qu’il a choisi de mettre en avant, et quel lien cela peut avoir avec la vie actuelle de Véronique, ce qu’elle peut en comprendre, et poser les questions qu’elle a préparées pour la séance :
Pourquoi cette vie, alors ?
– SC : … parce que c’était une vie de liberté … de … un peu dans la nature, quoi
– dans la nature
– … et d’accomplissement aussi un peu de… … il peut y avoir des gros accrocs (terme indistinct) et pourtant on se relève et on peut accomplir des choses seul… Et c’est pas obligé d’être pesant, ça peut être léger, ça peut être joyeux
– Ca peut être joyeux malgré les épreuves (-Oui, oui). Véronique m’a parlé d’épreuves difficiles, d’une vie difficile dans son enfance (NB : celle de la vie explorée), avec ce qui est arrivé à sa mère, avec son mari plus tard…Tout ça était nécessaire pour lui montrer qu’on peut résister aux épreuves ? Qu’on peut…
– … oui et puis qu’on peut rester… bien en fait, pas courber l’échine…
– Rester droit ?
– Rester droit et puis rester… ouvert aux autres, rester en joie, rester en paix en soi-même… Ca rend pas forcément que amer et … et ouais c’est possible de garder sa vie à l’intérieur quoi…
– Très bien, rester joyeux… C’est parfois difficile de rester joyeux face aux épreuves… Et en quoi cela concerne-t-il la vie de Véronique aujourd’hui ?
– … Ben…ça lui montre qu’elle peut entreprendre…
– Oui … elle a cette capacité, elle l’a déjà fait…
– … et qu’elle peut être plus en légèreté aussi.
– S’autoriser à être plus dans la légèreté ?
– Ouais.
– Comment…comment peut-elle être davantage dans la légèreté, parce que Véronique se retient de temps en temps, et c’est parfois difficile pour elle de s’autoriser cette légèreté… Que peut-on lui conseiller…pour aider… à s’autoriser cette légèreté… et cette joie, malgré les épreuves ?
-… Je ne sais pas…
– … d’accord…
– … mais elle est… quand même… et du coup elle se protège des hommes en fait, c’est un peu le problème. Avec cette expérience, elle a un peu de mal à faire confiance en fait.
– Toujours maintenant (-Oui) et ça la bloque dans sa vie (-Oui)… et elle a eu des épreuves dans sa vie peut-être qui la remettent face à cette possibilité de faire confiance aux hommes ?
– Humhum
– Comment peut-elle …mieux refaire confiance aux hommes ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui peut aider ?
– … oui elle peut se faire confiance à elle en fait, c’est que…
– Se faire confiance à elle
– …Ses intuitions ses envies…(- 0ui) … elle se (indistinct) déjà pas tant de l’autre (- Elle) … quand bien même l’autre serait vraiment décevant, ben…
– Oui, ne pas se laisser gagner par l’amertume
– Oui, elle, elle peut… continuer d’aimer, quoi.
– Continuer d’aimer, oui, ça ne dépend pas… ça ne dépend pas d’autrui, ça. C’est plus facile quand l’autre est aimable mais il faut essayer d’aimer quand c’est pas facile… Oui c’est difficile pour les hommes, hein ? … pour les humains… Oui, d’accord… Véronique a un certain nombre de questions, est-ce que je peux les poser ?
– Oui
– …parce qu’elle a le sentiment -on a vu certaines choses- mais d’être bloquée dans la question de l’engagement du couple, et bloquée -elle le formule comme ça- bloquée dans son envie de maternité … qu’est-ce qu’on peut lui conseiller ?
– … pour le couple, pour l’engagement on a vu, on sait, il faut qu’elle fasse confiance, qu’elle peut aimer même si elle peut être déçue parfois… Et pour le côté maternité ? … Est-ce qu’elle a besoin d’enfants pour aimer ?
– … Non, elle peut aimer déjà.
– Aimer.
– … mais pourquoi aussi s’épanouir dans la maternité ? Eh ben…dans la famille, elle peut…
– …elle peut…
– …elle peut accepter ce rôle aussi…
– Et si elle accepte ce rôle… elle peut compter… elle peut construire une famille, elle peut avoir des enfants…
– Oui, elle peut compter sur un homme.
– Elle peut compter sur un homme ?
– Ouais
– … Nous avons vu une vie, est-ce qu’il y a des personnes de cette vie-là, que nous venons de voir, qu’elle retrouve dans la vie actuelle ?
– …Peut-être sa maman…
– Sa maman d’alors ? Elle la retrouve dans la vie présente ?
– Peut-être chez des amis…
– Ce serait aujourd’hui des amis ? De la famille ?
– Non, des amis à elle.
– Des amis à elle ? Ce seraient lesquels ?
– … Ce serait…
– … Est-ce qu’il est approprié d’avoir cette information ?
– Peut-être pas…
– … Si ça peut l’aider on peut peut-être lui dire… Seulement si ça peut l’aider.
– En tout cas il y a des amis autour d’elle qui l’aiment, qui comptent… qui la soutiennent comme sa maman pouvait le faire en fait…
– oui sa maman l‘aimait beaucoup… et il la soutiennent, et elle n’est pas seule… Et elle peut faire maintenant, pour cette vie ici, une bonne maman ?
– Oui.
– Est-ce que vous pensez qu’elle fera une bonne maman ?
– … Oui, elle fera une bonne maman.
-… Est-ce qu’elle trouvera… un homme pour construire une famille dans la confiance ? Est-ce que c’est approprié d’avoir cette information ?
– … Oui, elle trouvera un homme.
– Elle trouvera un homme ?
– Oui… Oui oui elle ne sera pas toute seule.
– elle ne sera pas toute seule ?
– Oui.
– Et est-ce qu’elle pourra construire une famille avec cet homme ?
– Oui.
– Oui avec les enfants ?
– Oui.
– Très bien, très bien merci … Est-ce que ça va lui plaire ?
– …Oui ça va lui plaire… Elle va se plaindre parfois.
– (Amusé) Ah oui ?
– Oui.
– …elle est un peu comme ça parfois mais c’est humain, oui, oui… On idéalise les enfants parfois peut-être…
– Elle se demandera pourquoi elle en avait rêvé…
– (Rire)…Mais tout se passera bien ?
– (Souriant) Mais quand même à la fin (indistinct)…
– D’accord. Mais globalement, elle sera plutôt heureuse (-Oui) et son compagnon aussi (-Oui)?
– D’accord très bien… Elle a aussi des questionnements sur son projet professionnel. Un enjeu de sens, d’utilité. Alors, de ce que je comprends elle a parfois un sentiment d’absurde, d’inutilité, une impression d’aspirer à la liberté et de ne pas avoir de liberté, et elle est inquiète quant à gagner sa vie, à bien gagner sa vie. Qu’est-ce qu’on peut lui conseiller de ce point de vue-là ? Dans cette vie ?
– … de suivre ses envies, d’essayer des choses.
– Essayer des choses, c’est important ? (-Ouais) Est-ce qu’elle est dans le bon secteur ?
– … Non, elle va aller ailleurs.
– elle va aller ailleurs ?
– oui
– Est-ce qu’il y a un secteur qui lui conviendrait mieux, ou des conseils d’orientation pour faire au mieux ce qu’elle est venue faire ? Qu’est-ce qui pourrait lui convenir, dans cette vie ?
– tout ce qui est… il y a un truc à faire autour de tout ce qui est développement personnel, bien-être
– Développement personnel, bien-être ? Oui ?
-Oui, d’aider les autres mais autrement quoi…
– autrement comme… des soins alternatifs ?
– Oui peut-être ou comme de l’accompagnement, des ateliers
– Comme du coaching ?
-… oui, une sorte de coaching
– Une sorte de ? quelque chose à voir avec la psychologie, avec les énergies ?
– Peut-être avec la psychologie, avec les émotions
– Les émotions… comme des ateliers, des mises en situation ?
– Oui.
– Et plutôt dans un contexte privé, public ?
– Euh…plutôt privé, oui.
– Privé pour des accompagnements particuliers, professionnels ?
– Collectifs mais privés.
– Collectifs et privés plutôt dans un contexte professionnel ?
– Non, non personnel.
– Personnel, collectif et privé d’accord. Et ça ce serait… est-ce qu’elle va trouver les conditions qui lui permettront de faire ça bientôt ? Est-ce qu’il est approprié d’avoir cette information ?
– Faut qu’elle prenne le temps…
– Il faut qu’elle prenne un peu le temps (-Oui). D’accord mais elle saura patienter ? Il le faudra bien…(-Ouais). D’accord.
– Elle y arrivera.
– Elle y arrivera. D’accord. Il y a autre chose aussi ; il y a l’équilibre du temps pour elle, l’envie de faire plein de choses … et elle se demande comme ça, Comment prioriser ? comment trouver l’équilibre ? comment savoir renoncer ? Est-ce qu’il est nécessaire… ? qu’est-ce qu’on peut lui conseiller là-dessus ? comment trouver un équilibre ? Comment choisir ? Comment…au milieu de ses envies ?
– Déjà, elle va avoir plus d’énergie en fait ; elle va retrouver de l’énergie
– Elle va retrouver de l’énergie ? D’accord, comment va-t-elle retrouver de l’énergie ?
– En faisant des choses qui sont plus justes pour elle, en fait.
– Être alignée…
– Oui, c’est plus (indistinct) au travail.
– Ouais, parce que là elle a quitté son dernier travail, hein…(- oui) Est-ce qu’elle a bien fait, ça ?
– Oui.
– Elle a bien fait ; il faut passer à autre chose.
– C’était très dur.
– C’était toxique peut-être.
– C’était toxique, oui ; ça l’épuisait, l’épuisait…
– Oui, ça drainait l’énergie, ça la vidait… et donc là en ce moment, elle peut stabiliser cette énergie ?
– Elle va pouvoir oui, pas encore, oui, il faut du temps (- Elle a besoin de repos ?) pour recharger, oui.
– Est-ce qu’elle doit travailler tout de suite ? Est-ce qu’elle doit attendre un peu ?
– Il faut qu’elle ait aucune contrainte, aucune,
– Aucune, de la liberté
– Oui, de la liberté oui.
– Explorer, explorer un peu, respirer ? Oui c’est important, et c’est comme ça qu’elle trouvera un équilibre avec le personnel peut-être ?
– Oui, et puis qu’elle pourra faire des choses sur son temps professionnel qu’elle faisait avant dans la vie personnelle en fait, qui la nourrisse…
– Oui, quelque chose de très juste, d’aligné, et ça elle saura trouver et le sentira suffisamment clairement ?
– Oui.
– …parce que ici, quand on est incarné parfois c’est pas évident…mais elle saura ?
– Oui, il faudra qu’elle… qu’elle essaye de pas trop faire de choses non plus pour rester connectée à elle, quoi.
– Pas de dispersion ? (- Oui) Oui, donc attention à la dispersion… Et par où pourra-t-elle trouver des indices, des informations ? Est-ce qu’il faut qu’elle voie des gens ? Qu’elle lise des choses, qu’elle fasse des choses ?
– Oui, il faut qu’elle essaye des trucs, oui
– Qu’elle essaye…
– qu’elle aille effectivement rencontrer des (indistinct)… Ne pas aller dans quelque chose de trop conventionnel, quoi …
– Elle a besoin de quelque chose qui sorte du conventionnel ? (- Oui, oui) Parce qu’elle a ces ressources déjà (-Oui)… Le conventionnel, elle connaît, peut-être, déjà…
– Oui, oui, et puis ça lui correspond pas…
– Ca lui correspond pas… Comment est-ce qu’on pourrait euh… Quel genre d’inconventionnel pourrait-on lui conseiller, sans l’emprisonner ?
– Oui, ben, sans que ce soit trop fou, mais quelque chose de moins cadré, de plus dans la confiance, dans le plaisir aussi, dans le fun…Quelque chose de moins lourd en fait que ce qu’elle a vécu.
– Plutôt qu’une structure épuisante… Il lui faudrait peut-être autre chose que ce genre de structure.
– Oui, et puis quelque chose d’un peu euh, d’un peu bisounours quoi… De la douceur, du cocon…
– Il faut plus de douceur, plus de bienveillance…et est-ce qu’il faudrait qu’elle soit indépendante ou est-ce qu’il faudrait qu’elle trouve une structure, comme… une petite entreprise, ou… ? Qu’est-ce qui pourrait être bon pour elle, dans cette expérience… pour se réaliser au mieux ?
– Je crois dans un collectif, oui, pas complètement toute seule
– Un collectif, c’est-à-dire plusieurs personnes qui ne dépendraient pas…
– Oui. (-D’accord) C’est pas complètement toute seule, quand même…
– D’accord. Toute seule, c’est pas tout à fait ça…. (-Ouais) Y a besoin de pas être tout à fait toute seule (-Ouais).

Suivent des points très personnels sur la famille proche de Véronique, puis touchant à sa santé. En dépit de ce que pourrait avoir d’intéressant pour mon aimable lectrice/teur l’exemple complet d’une discussion avec le Subconscient, et notamment la façon dont il nous donne des informations et intervient sur les points évoqués, cette partie me semble être trop intime pour pouvoir être partagée, et la sécurité et le respect de mes clients sont fondamentaux. Je puis dire néanmoins que le Subconscient a procédé à un rééquilibrage des corps physique et subtils de Véronique, au regard de ses différents vécus, de ses mémoires, pour l’aider à aborder et engager au mieux les changements souhaitables dans sa vie actuelle.

– D’accord merci pour tous ces renseignements et ce mieux-être. Je suis sûr que Véronique appréciera beaucoup… Est-ce que vous avez un message particulier à laisser à Véronique ?
– … Oui, lui dire que… qu’elle peut s’aimer, quoi.
– Elle peut s’aimer, c’est très important
– (Indistinct)
– C’est vital alors, elle doit s’aimer…
– Oui il y a une chose qu’elle doit faire, c’est ça.
– Elle doit s’aimer…
– …et elle doit se faire confiance
– … se faire confiance c’est important. D’accord, parce qu’elle a toutes les ressources pour faire ça pour faire ce qu’elle doit faire ?
– Oui, et elle sait ce qu’elle doit faire.
– Elle le sait ? Est-ce qu’elle le sentira ? Est-ce qu’elle sera reliée à ses ressources ? Elle saura bien sentir, discerner ?
– Oui, elle va apprendre petit à petit.
– Elle va apprendre petit à petit ?
– Oui, tout ce qui est méditation ça va l’aider à ne pas se faire balader par le mental, par les influences extérieures.
-… la méditation ça va vraiment l’aider à se réaligner, ou s’aligner.
– Oui.
– Donc il faut vraiment qu’elle continue … et tel qu’elle le pratique est-ce que c’est bien ? Est-ce qu’il y a quelque chose à lui conseiller ? Est-ce qu’il faut qu’elle continue au même endroit, avec les mêmes personnes ? Est-ce qu’il y a quelque chose à conseiller là-dessus ? … Vraiment pour faire au mieux de ce qu’elle doit faire…
– De laisser des champs ouverts, il y a peut-être des choses, oui, qui vont se présenter, oui…
– (Sourire :)… des choses qui vont se présenter ?
– Oui…
– Comme d’autres pratiques ?
– Oui comme d’autres pratiques ou des groupes de partage, des…
– Peut-être, des groupes de partage, donc le collectif hein… Donc ça, elle peut s’ouvrir à ça (-Ouais) et être attentive à tout ça.
Nous concluons en remerciant et saluant respectueusement le Subconscient, et en ramenant tranquillement Véronique à un état de vigilance standard, avant de débriefer.
Voici donc comment peut se passer une séance de QHHT, mais je pourrais vous raconter bien d’autres séances étonnantes…

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